Privés par leur belle-fille de tout contact avec leurs petits-enfants, des grands-parents saisissent la justice pour que soient fixées les modalités de leurs relations personnelles avec l’aîné d’entre eux. C’est ainsi que les juges leur accordent un droit de visite, ainsi qu’un droit de correspondance par téléphone ou par courrier à l’égard de leur petits-fils ainé. La mère des enfants conteste. Elle argue du fait que, durant son audition, son fils ainé, âgé de treize ans et donc doué de discernement, avait exprimé son refus de maintenir un lien avec ses grands-parents. En vain. Saisie du litige, la Cour de cassation rappelle que le juge est libre d’accorder aux grands-parents un droit d’accueil et de correspondance avec l’enfant indépendamment des sentiments exprimés par ce dernier lors de son audition afin de ne pas supprimer irrémédiablement tout rattachement des enfants à leur lignée paternelle au seul motif de l’absence de lien entre la mère des enfants et ses beaux-parents (Cour de cassation, 1ère chambre civile, 15 février 2023, pourvoi n° 21-18.498)
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